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Habiter votre vie

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https://www.youtube.com/watch?v=56xWgnPFVKU[/embed]
Habiter sa vie, est vaste sujet pour notre époque en quête de sens. François Bourgognon, psychiatre spécialiste de pleine conscience, dans cette vidéo, nous aide à habiter pleinement notre vie, à ne pas la subir mais à la choisir chaque jour malgré tous les événements de la vie, joyeux ou douloureux.
« Habiter sa vie » c’est aussi se donner les moyens d’être heureux, et de choisir le bonheur. Choisir le bonheur, c’est parfois renoncer un plaisir facile et/ou accepter les imprévus de la vie. La célèbre prière de sérénité, est en cela une aide précieuse  » Donnez-moi la sérénité, de changer ce que je peux changer, la courage de changer ce que je peux changer, et la sagesse d’en faire la différence »  Imaginons un instant, un courant qui nous emporte au loin. Si nous luttons de toutes nos forces contre ce courant, nous nous épuisons et risquons de perdre notre vie dans cette lutte, si nous nous résignons et nous laissons emporter passivement nous risquons également de nous perdre. La dernière attitude, la plus juste consiste à faire corps avec le courant, à mettre toute mon énergie là ou cela à un sens de la mettre. être n’arriverons nous pas ou nous voulons aller, mais nous serons fiers d’avoir lutté courageusement et de nous en être sortis. De belles métaphores vont vous aider à habiter pleinement votre vie !

Je pense à une séparation

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« Depuis plusieurs mois,Je pense à une séparation, je n’ai plus plus de sentiments pour mon mari (mon épouse), la routine du quotidien m’ennuie, je n’y trouve plus de joies, plus d’envies, de projets.  Je pourrais refaire ma vie ?

Voilà ce genre de phrases que j’entends régulièrement et qui me laissent perplexe ! Oui, la routine du quotidien n’est pas toujours fun, oui mon conjoint n’est pas toujours au top, oui j’ai régulièrement envie d’envoyer balader mes enfants. Penser à une séparation est parfois légitime, la vie n’étant ni épanouissante, ni heureuse.

C’est courageux de votre part d’oser faire un constat négatif sur votre vécu, d’ oser voir votre vie en face. Vous n’êtes pas dans le déni d’une réalité inconfortable et vous vous posez des questions. Alors essayons d’y répondre en restant bien dans le concret. On ne refait pas sa vie, on la continue ! Tout ce qui a été vécu est gravé dans notre mémoire de façon plus ou moins consciente. Les enfants que nous avons mis au monde restent dans notre coeur jusqu’a la fin de la vie. Se séparer implique de séparer notre logement, nos biens, de réorganiser la vie des enfants. D’autres séparations sont moins évidentes telles que la séparations avec certains amis qui choisiront un conjoint plutôt que l’autre, séparation lors de moments forts tels que Noël, les anniversaires des enfants, les fêtes de famille, fêtes d’école… La liste est longue !  Comment vais-je vivre ces séparations ? La question se pose moins si votre conjoint est invivable, qu’il ait une dépendance avec l’alcool, qu’il soit un pervers narcissique  et que votre intégrité et celle de vos enfants soit menacée alors il y a urgence à prendre conseil auprès de professionnels pour poser les bons choix.

Si votre ressentit est plus de l’ordre d’un découragement, d’un désintérêt alors il y a de bonnes questions à se poser! Depuis combien de temps mon couple bat de l’aile ? Notre communication est elle en mode non-violente ? Avons nous pris du temps en couple récemment ? Qu’en est il de notre vie sexuelle ?  Sur quoi portent nos disputes ?  Que pense mon conjoint de la situation ? Est il prêt à se remettre en question et à se battre pour re dynamiser notre couple ? Des réponses à donner à tout cela sont essentielle avant de prendre une décision que vous pourriez regretter. Toute situation inconfortable ou difficile peut être vécue comme une occasion de croissance du couple. N’hésitez pas à vous faire aider.

question de discipline

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                                                     Question de discipline !

Vive la rentrée des classes pensent certains parents ! Fini de faire le gendarme de 7h du matin à 21h, entre les disputes sur le tas de sable ou dans la voiture et les remarques acidulées des grands parents.

Mais voici qu’arrivent le temps des levers matinaux, des devoirs du soir et la police à faire devant les écrans.

La discipline au quotidien est bien souvent envahissante et source de conflits dans la vie familiale.

Or, vivre la discipline sans drame est possible. Progressivement, en l’apprivoisant, vous allez découvrir qu’elle peut favoriser la communication et le respect dans la vie de tous.

Trois points me semblent intéressants pour vous aider dans cette démarche :

  • Que veut dire discipline ?

Le mot discipline vient du latin disciplina. Au Moyen Age il désignait surtout l’enseignement, l’apprentissage et les consignes. Aujourd’hui, le dictionnaire privilégie l’idée de soumission à un règlement. Dans le domaine de la connaissance la discipline est un sujet d’enseignement. De nos jours, la discipline est plutôt associée à des idées de punition, de sévérité et bien souvent de violences. Un patient me disait hier qu’il avait du mettre un verrou sur la porte de la chambre de Jonas, son petit garçon de 4 ans pour pouvoir le punir en l’enfermant seul dans sa chambre !

N’oublions pas que la racine du mot discipline est disciple, qui signifie étudiant, élève, celui qui reçoit un enseignement.

  • Quel objectif à la discipline ?

Revenons à Jonas : quand il frappe son papa, vers quoi se mobilise l’attention du papa ? Vers une sanction adaptée visant à aider son petit garçon à changer de comportement ? Je ne le pense pas. Ce monsieur a réagi en étant irrité et désemparé. Certes, la punition va probablement faire cesser le comportement inadapté, mais seul l’enseignement dispense des connaissances et des aptitudes pour toute la vie. L’objectif de la discipline est d’aider l’enfant à acquérir certaines aptitudes, des capacités qui l’aideront à faire des bons choix, à gérer ses désirs, ses émotions et à avoir des comportements adaptés.

  • Trois questions à se poser avant de réagir trop vite

Pourquoi mon enfant a t’il agi ainsi ?

Apres avoir respiré tranquillement, prenons la casquette de Sherlock Holmes ! Lorsque Jonas frappe son papa, quel est le besoin caché derrière cet acte? a t’il besoin de son attention ? C’est probable, mais l’acte pour l’obtenir n’est pas souhaitable ! A 4 ans, il n’est pas encore capable de bien gérer son impatience et sa colère.

Quelle est la meilleure leçon à lui transmettre ?

Dans la situation de Jonas, le message à lui enseigner est que frapper son Papa pour obtenir son attention n’est pas acceptable. Certes, le papa devra de son coté essayer d’être vigilant pour rester à l’écoute de son fils. En frappant son papa, Jonas obtient une sanction, il obtient l’attention de son père. Mais cette réponse ne va pas l’aider à établir des relations harmonieuses avec lui.

Comment lui faire comprendre ce message ?

 

Enfermer Jonas est une option. Une autre est de vous connecter à lui, et de reconnaître ses besoins « Tu as envie de jouer et tu es furieux que je bricole tout seul ? » Peu importe sa réponse, il se sait compris. Son papa peut lui dire  «  Je termine de réparer la lampe et je joue aux Kapla avec toi  avant le diner »

Prendre le temps de se poser ces 3 questions peut sembler idéaliste. Or, en la pratiquant avec mes enfants, je peux vous dire qu’au début, cette démarche semble laborieuse

 

 

Pour ceux qui veulent approfondir le sujet, je vous conseille la lecture : « La discipline sans drame »

de Dan Siegel, et Tina Bryson, paru en avril 2016 , Edition les arènes.

Je souffre d’une fausse couche : que faire ?

By | deuil d'un bébé, Famille, fausse couche, Non classé, Stress | No Comments

Souffrir d’une fausse couche n’est pas anormal.

Cet événement douloureux a transformé votre vie,  elle ne peut pas reprendre comme si rien ne s’était passé. La fausse couche étant comme « un non-événement ».  Un travail de deuil est important à faire. Parfois le travail de deuil est bloqué car il est soit trop douloureux, soit bloqué par un deuil  précédent non fait. Heureusement, rien est fermé définitivement. Il sera peut être possible à faire dans les mois à venir à l’occasion d’un événement ou d’une rencontre le permettant.

Aujourd’hui, vous vous dites, je suis au fond du trou, je pleure pour un rien, je tourne en rond dans mes pensées, je ne vais pas m’en sortir! Mon conjoint ne me comprends pas, il s’inquiète. j’ai l’impression que pour lui, c’est du passé, il ne pense qu’a l’avenir et à notre prochain bébé.

Ceci est normal! Il ne vit pas le deuil de la même façon que vous et heureusement! sinon vous seriez tous les deux au fond du trou en même temps.

Vos larmes et votre fragilité émotionnelle indiquent que vous êtes en plein travail de deuil.

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Qu’est ce que ce travail de deuil dont parlent les psys ?

c’est une expression créée par Sigmund Freud dans l’article Deuil et mélancolie en 1917. L’objectif de ce travail est d’accepter progressivement la réalité de la perte du bébé attendu, pour se reconstruire et progressivement accepter que la vie continue sans sa présence.

Il ne s’agit pas d’oublier. Comme dit Jeanine Pillot  » C’est remplacer la perte par une présence intérieure« .

Cette présence intérieure, ce changement intérieur lorsque le travail de deuil est avancé peut même être source d’une plus grande connaissance de soi, plus d’empathie envers ceux qui souffrent.

Si vous vous sentez bloquée, n’hésitez pas à vous faire accompagner, seule ou avec votre conjoint.

Le réseau de santé périnatal de Paris dont je fais partie propose des professionnels pouvant vous accompagner.

La fausse couche, une douleur peu reconnue

By | Couple, deuil d'un bébé, Famille, fausse couche, Non classé | No Comments

image paisible, surmonter la fausse coucheSouvent banalisée, une fausse couche bouleverse pourtant les couples qui la vivent. Comment surmonter cette épreuve encore taboue. Elle touche près de 200 000 femmes chaque année !

Juste après un tel événement, l’entourage, bienveillant mais souvent maladroit essaie souvent d’éviter le sujet de peur d’attrister encore plus celle qui y est confronté. Pourtant, perdre un bébé à quelques semaines d’aménorrhée ou dans une grossesse avancée nécessite de « faire son deuil ». Ce deuil va être vécu différemment par chacune. Prendre soin de soi, partager ses émotions et ses sentiments avec d’autres, pleurer, repenser à tout ce qui s’est passé depuis le début  de la grossesse, travailler sur la culpabilité, écrire un poème font souvent partie de ce travail de deuil d’un bébé.

Avant 12 semaines d’aménorrhée (SA), on parle de fausse couche précoce, elles sont souvent dues à une malformation chromosomique mais bien souvent la cause n’est pas connue, ce qui est difficile à vivre pour les parents.

Passé 22 SA, le bébé, le foetus, peut être inscrit sur le livret de famille et peut avoir une sépulture. Cette démarche donne une existence reconnue, légale au bébé. Elle aide souvent les couples, la peur de l’oubli étant importante pour les mamans .

En France, l’âge moyen pour une première grossesse est de 28 ans. Quand la première grossesse désirée se présente, le futur bébé est déjà très investit souvent de façon ambivalente : » Je veux ce bébé, mais est ce le bon moment? est ce que je vais être une bonne mère? Est ce vraiment le bon moment pour mon travail ? » Ce questionnement survient chez la majorité des femmes, mais pour celles dont la grossesse s’arrête, il peut générer de la culpabilité.  » Je ne le désirais pas assez, j’ai trop travaillé, j’étais stressée, j’ai fait trop de sport, j’ai déjà un bébé de 16 mois et je ne me suis pas assez occupée de ma nouvelle grossesse  » Autant de fausses culpabilités dans toutes ces phrases qui peuvent alimenter des fantasmes et rendre plus douloureuse la fausse couche.

Question de discipline

By | Adolescent, Couple, Enfant, Famille, Non classé | No Comments

Question de discipline !

Vive la rentrée des classes pensent certains parents ! Fini de faire le gendarme de 7h du matin à 21h, entre les disputes sur le tas de sable ou dans la voiture et les remarques acidulées des grands parents.

Mais voici qu’arrivent le temps des levers matinaux, des devoirs du soir et la police à faire devant les écrans.

La discipline au quotidien est bien souvent envahissante et source de conflits dans la vie familiale.

Or, vivre la discipline sans drame est possible. Progressivement, en l’apprivoisant, vous allez découvrir qu’elle peut favoriser la communication et le respect dans la vie de tous.

Trois points me semblent intéressants pour vous aider dans cette démarche :

  • Que veut dire discipline ?

Le mot discipline vient du latin disciplina. Au Moyen Age il désignait surtout l’enseignement, l’apprentissage et les consignes. Aujourd’hui, le dictionnaire privilégie l’idée de soumission à un règlement. Dans le domaine de la connaissance la discipline est un sujet d’enseignement. De nos jours, la discipline est plutôt associée à des idées de punition, de sévérité et bien souvent de violences. Un patient me disait hier qu’il avait du mettre un verrou sur la porte de la chambre de Jonas, son petit garçon de 4 ans pour pouvoir le punir en l’enfermant seul dans sa chambre !

N’oublions pas que la racine du mot discipline est disciple, qui signifie étudiant, élève, celui qui reçoit un enseignement.

  • Quel objectif à la discipline ?

Revenons à Jonas : quand il frappe son papa, vers quoi se mobilise l’attention du papa ? Vers une sanction adaptée visant à aider son petit garçon à changer de comportement ? Je ne le pense pas. Ce monsieur a réagi en étant irrité et désemparé. Certes, la punition va probablement faire cesser le comportement inadapté, mais seul l’enseignement dispense des connaissances et des aptitudes pour toute la vie. L’objectif de la discipline est d’aider l’enfant à acquérir certaines aptitudes, des capacités qui l’aideront à faire des bons choix, à gérer ses désirs, ses émotions et à avoir des comportements adaptés.

  • Trois questions à se poser avant de réagir trop vite

Pourquoi mon enfant a t’il agi ainsi ?

Apres avoir respiré tranquillement, prenons la casquette de Sherlock Holmes ! Lorsque Jonas frappe son papa, quel est le besoin caché derrière cet acte? a t’il besoin de son attention ? C’est probable, mais l’acte pour l’obtenir n’est pas souhaitable ! A 4 ans, il n’est pas encore capable de bien gérer son impatience et sa colère.

Quelle est la meilleure leçon à lui transmettre ?

Dans la situation de Jonas, le message à lui enseigner est que frapper son Papa pour obtenir son attention n’est pas acceptable. Certes, le papa devra de son coté essayer d’être vigilant pour rester à l’écoute de son fils. En frappant son papa, Jonas obtient une sanction, il obtient l’attention de son père. Mais cette réponse ne va pas l’aider à établir des relations harmonieuses avec lui.

Comment lui faire comprendre ce message ?

 

Enfermer Jonas est une option. Une autre est de vous connecter à lui, et de reconnaître ses besoins « Tu as envie de jouer et tu es furieux que je bricole tout seul ? » Peu importe sa réponse, il se sait compris. Son papa peut lui dire  «  Je termine de réparer la lampe et je joue aux Kapla avec toi  avant le diner »

Prendre le temps de se poser ces 3 questions peut sembler idéaliste. Or, en la pratiquant avec mes enfants, je peux vous dire qu’au début, cette démarche semble laborieuse

 

 

Pour ceux qui veulent approfondir le sujet, je vous conseille la lecture : « La discipline sans drame »

de Dan Siegel, et Tina Bryson, paru en avril 2016 , Edition les arènes.

Pour ceux qui parlent anglais:  https://www.youtube.com/watch?v=XWGaENBneE8

Les émotions, une force de vie à exploiter

By | Couple, Gestion des émotions, Non classé, Stress | No Comments

Les émotions, un super carburant !

 

Dans mon dernier article, j’évoquais les difficultés à gérer au mieux nos émotions en parlant des connexions complexes entre notre cerveau reptilien et notre néocortex.

Quelques informations vont nous sont être utiles pour bien comprendre ces connexions :

 

Notre cerveau est un ensemble, un tout organisé en différentes zones chacune ayant des fonctions spécifiques.

La zone dite « haute »  ou néocortex est celle qui pense, réfléchit et décide. Elle est divisée en deux parties. D’une part le cerveau droit qui traite les informations corporelles, non verbales, les images et les émotions. De l’autre, le cerveau gauche traite le langage et la logique.

La zone dite « basse » ou encore appelée cerveau limbique va réagir émotionnellement, il va permettre, organiser la traduction de nos émotions dans notre corps par le biais des neuro transmetteurs et de notre système neuro-végétatif.

Une bonne écoute des informations, puis une bonne circulation de celles ci dans la globalité du cerveau sont nécessaires pour que nos émotions nous soient pleinement utiles.

Comment y arriver ?

L’idéal est de commencer dès l’enfance. Mais le cerveau étant toujours modifiable, commencer adulte est toujours possible mais demande un temps d’entrainement.

Voilà trois pistes pour commencer:

1) S’autoriser tous les types d’émotion. Accueillir sans jugement, avec bienveillance, des ressentis de tristesse ou d’angoisse, des peurs, de la colère, de la joie et essayer d’analyser l’émotion ressentie. Pour cela vous pouvez vous aider d’une liste de sentiments pour affiner votre ressentit. En niant ses émotions, elles nous tyrannisent. elles risquent de resurgir sous différentes formes : migraines, dépression, alcool, phobies.

2) Commencer à parler de vos sentiments, de vos émotions avec des personnes de confiance. Vous expérimenterez que vos proches sont touchés par votre sincérité et votre confiance et vous écoutent avec empathie.

3) Ne pas hésiter à se faire aider par un professionnel qui vous aidera à vous connecter à vos sentiments et vos émotions. Il vous aidera à y mettre de l’ordre dans votre pelote de laine émotionnelle, vous pourrez ainsi tirer les bons fils pour avancer paisiblement et joyeusement dans la vie.

 

 

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Les émotions, qui sont elles ?

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Les émotions nous touchent dès le réveil. Elles peuvent nous envahir sans que nous ayons prise sur elles. D’un coté nous les recherchons et de l’autre nous les craignons. Nous croyons les connaître mais elles nous bernent souvent.

D’un coté nous devons les contrôler pour être socialement acceptables et de l’autre nous devons les exprimer pour exister et communiquer.

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Qui sont elles ?

Le dictionnaire les définit ainsi : « L’émotion est un trouble, une agitation passagère ou un état affectif intense, caractérisés par une brusque perturbation physique et mentale. »

Ces émotions  sont  vitales à la survie de l’homme, elles ne sont pas dangereuses, au contraire, elles nous fournissent des informations importantes à notre vie. Tout être humain ou animal, naît avec un équipement émotionnel qu’il partage avec ses congénères et qui lui permet d’agir d’instinct, de s’adapter aux situations délicates. Autrement dit, chercher à maîtriser à tout prix nos émotions peut mettre en péril notre vie.

La peur : Depuis l’âge des cavernes, la peur est un stimulant pour qui sait la dépasser. Elle nous signale les dangers, l’adrénaline dirige le sang vers les jambes, et prépare à la fuite. La peur peut paralyser quelques instants notre corps lui donnant ainsi le temps de décider la bonne attitude à avoir.

La colère  indique que les limites de l’acceptable sont atteintes. Elle traduit l’insatisfaction. Un besoin est insatisfait, un désir n’est pas comblé, une attente est sans réponse On éprouve donc de la colère envers « l’obstacle » à notre satisfaction. L’adrénaline produite lors de moments de colère peut favoriser une action vigoureuse en vue de changements nécessaires.

La tristesse permet de se replier sur soi pour faire le travail de deuil. Elle est nécessaire après une séparation. Les larmes contenant beaucoup plus d’hormones de stress que le sang, pleurer est donc la manière la plus naturelle d’extérioriser sa peine.

La joie, euphorisant et désinhibiteur naturel,  stimule la production d’hormones du plaisir et permet d’accomplir avec enthousiasme toutes les tâches qui nous incombent. La joie nous ouvre au partage et nous ouvre aux autres.

 

Les émotions naissent au plus profond de notre cerveau archaïque dit « reptilien », puis elles sont transmise vers le néocortex, notre cerveau pensant. Celui ci va nous permettre d’exploiter au mieux les informations qu’elles apportent en nous permettent de mettre des mots sur notre ressentit, de la logique et de l’empathie.  Beaucoup de difficultés à gérer nos émotions viennent d’une mauvaise connexion entre notre cerveau reptilien et notre néocortex. Bonne nouvelle: Cette mauvaise connexion est perfectible!

Sans les émotions nous serions des machines et notre existence serait grise. Dans le monde professionnel, les  » winners  » (gagnants) ne sont pas forcément des surdiplômés, mais ceux qui sont humainement appréciés, qui sont capables de reconnaître, d’analyser, de gérer leurs émotions et de comprendre celles des autres. Quand ils demandent de l’aide avec empathie face à un problème, ils l’obtiennent immédiatement.

Nous verrons dans un article suivant comment tirer profit de nos émotions.